jeudi 25 février 2021

Renée Ellenberger : MERCI pour la célébration avec onction des malades du 7 février 2021

Un grand merci pour la belle célébration du 7 février, pour votre participation à tous et toutes, votre implication quelle qu'elle soit, je n ' ai eu que des retours ++, remerciements et compliments de toutes parts, famille, assistance, paroissiens ou non.

MERCI à GILBERT pour la beauté de ce sacrement qu'il a si bien mis en valeur.

MERCI à JO et MANO qui nous ont si bien fait chanter dans la joie et pour la participation de tous.

MERCI à toute l'équipe de visiteuses qui s’est impliquée d'une manière ou d'une autre.

MERCI à NATHALIE qui a préparé sur le plan matériel et qui sait faire face à l'imprévu.

C'est la première fois que nous avons un si grand nombre de demandes de sacrement des malades, (13 personnes) ce qui prouve combien le besoin est grand, comme les mentalités changent et ceci montre que si nous savons bien en parler, ce sacrement ne s’adresse pas seulement aux personnes mourantes, mais qu’il est aussi le sacrement de la GRÂCE que le Seigneur accorde aux personnes affaiblies et malades, pour renouveler leur force et leur confiance. Il montre aussi la force de la prière de l'assemblée.

MERCI, MERCI, grand MERCI à TOUS !

Que le SEIGNEUR vous bénisse !

samedi 20 février 2021

Sr Odile Perraud : Carême 2021 - répondre à l'appel du CCFD-TS


Du 17 février au 4 avril 2021, le CCFD-Terre Solidaire, mènera sa campagne annuelle de mobilisation et d’appel à dons au nom de la solidarité internationale. Intitulée « Nous habitons tous la même maison », cette importante campagne nationale est placée sous le signe de l’Ecologie Intégrale.

2021 sera aussi l’occasion pour le CCFD-Terre Solidaire de célébrer 60 ans d’engagement dans la solidarité internationale

Le concept d’Ecologie Intégrale, défendu par le pape François qui lie justice économique, sociale et climatique, est un combat que le CCFD-Terre Solidaire mène, aux côtés d’organisations partenaires locales, dans plus de 70 pays, depuis 60 ans.

La crise sanitaire et économique que nous traversons en France et dans le monde, nous rappelle qu’il est urgent de penser l’avenir à travers une reconstruction sociale et écologique et non uniquement une relance économique et de consommation.

Il est urgent de changer nos modes de production et de consommation, tout comme il est urgent de repenser notre système agricole et alimentaire : l’agroécologie paysanne et solidaire est capable de nourrir les populations tout en respectant la planète et les droits humains.

La campagne du CCFD-Terre Solidaire assume ce projet de société et s’inscrit dans une dynamique audacieuse, créative et positive.

Une campagne axée sur les solutions et la mobilisation

La campagne annuelle de Carême « Nous habitons tous la même maison » est l’occasion de montrer que des solutions existent et qu’elles sont déjà adoptées par les organisations partenaires ou les communautés locales soutenues par le CCFD-Terre Solidaire.

C’est le cas par exemple,

Aux Philippines où l’association IRDF (Integrated Rural Development Foundation) défend l’agriculture familiale et la promotion de l’agroécologie.

En Afrique du Sud, où l’association Earthlore Foundation travaille sur la transition vers un modèle de développement plus durable en s’inspirant des connaissances écologiques et sociales issues de systèmes et traditions ancestraux.

Ou encore en Egypte, avec l’association IDAM (Integral Development Action of Mynia) qui oeuvre pour restaurer l’équilibre entre l’homme et son environnement.

Durant toute la campagne, Partout en France, l’ensemble des acteurs du CCFD-Terre Solidaire, qu’ils soient bénévoles, donateurs, représentants des organisations partenaires du monde entier ou salariés, seront mobilisés pour proposer à toutes et tous de s’ouvrir à l’autre et d’agir pour un changement positif et durable. 

 

Une campagne d’appel à dons

Important temps de collecte, la campagne de Carême représente 1/3 de la collecte annuelle de l’association, soit 7,8 millions d’euros (chiffres 2019).

Grâce aux dons collectés et à l’engagement des bénévoles, l’association peut porter les solutions et remporter toujours plus de victoires. Le don de chacun est un engagement important au service d’un monde solidaire

Dès le 17 février, il sera possible de soutenir l’association en faisant un don sur ccfd-terresolidaire.org ou par voie postale à CCFD-Terre Solidaire, 4 rue Jean Lantier, 75001 Paris.

A noter qu’à l’occasion du 5ème dimanche de Carême, le 21 mars, une collecte de don sera organisée dans les églises de France.

Pour plus d’information : ccfd-terresolidaire.org



En région Rhône-Alpes, vivez ce temps de Carême avec le CCFD-Terre Solidaire !

Webinaires d’échange avec le CZZS (Centar Za Zivotnu Sredinu), ou « Centre pour l'environnement » de Bosnie-Herzégovine.

Cette l'année le traditionnel accueil d'un partenaire international en région Rhône-Alpes se fera...virtuellement. Nous proposons 2 webinaires d’échange avec le CCZS, le « Centre pour l'environnement » de Bosnie-Herzégovine. Membre du réseau international des Amis de la Terre, cette association mène un travail de sensibilisation à l’environnement. Elle mène notamment des campagnes au niveau des Balkans contre des centrales à charbon extrêmement polluantes et pour la préservation des rivières contre la multiplication des barrages hydro-électriques.

Nous proposons donc ces 2 rendez-vous ouverts à tou.te.s :

• dimanche 21 février de 18h à 19h30 / « Ecologie intégrale : s’engager c’est possible » (invités : notre partenaire CZZS et J-Jacques Brun, chercheur et intervenant au Centre Théologique de Meylan). Lien de connexion : https://zoom.us/j/95341549266

• samedi 20 mars de 10h à 11h30 / « L'eau, un bien commun » (invités : notre partenaire CZZS et l’Agence de l’Eau). Lien de connexion : https://zoom.us/j/97562573764


Soirées "Bols de riz" du mercredi / en webinaires chaque mercredi de 20h à 21h30

Partagez un bol de riz en solidarité avec nos partenaires internationaux ! Chaque mercredi soir de Carême, lors de présentations en visio-conférences assurées par des bénévoles du CCFD-Terre Solidaire :

•24 février : présentation de l’organisation IDAM en Egypte qui soutient les populations les plus vulnérables et démunies notamment les petits paysans autour de l’agroécologie.

•3 mars : présentation de l’organisation IRDF aux Philippines, sur le renforcement des capacités du monde paysan afin de défendre l’agriculture familiale et promouvoir l’agroécologie.

•10 mars : présentation de l’organisation IBC au Pérou et de son action auprès des communautés indiennes face aux impacts de l’industrie minière.  

•17 mars : présentation de l’organisation EarthLore en Afrique du Sud et au Zimbabwe sur la transition en s’inspirant des connaissances écologiques et sociales issues des systèmes et traditions ancestraux.

•24 mars : sur le thème « 60 ans de partenariat international par le CCFD-Terre Solidaire »

Lien de connexion identique pour chaque mercredi : https://zoom.us/j/95691017905

Toutes ces informations sont à retrouver sur le blog régional de l’association : https://blog.ccfd-terresolidaire.org/rhone-alpes/


Contact :

Céline Bernigaud, chargée de Développement Associatif au CCFD-Terre Solidaire pour la région Rhône-Alpes

c.bernigaud@ccfd-terresolidaire.org / 06.69.23.18.13




À PROPOS DU COMITÉ CATHOLIQUE CONTRE LA FAIM ET POUR LE DÉVELOPPEMENT - TERRE SOLIDAIRE

60 ans au service de la solidarité internationale que nous célébrons en 2021

Acteur historique du changement dans plus de 70 pays, le CCFD-Terre Solidaire agit contre toutes les formes d'injustice. Nous oeuvrons pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre dignement de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie, etc. Un monde plus juste et plus fraternel est déjà en action, car chacun porte en lui une force de changement. Notre engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans l'Évangile et la pensée sociale de l'Église. Par notre action individuelle et collective, nous proposons et soutenons des solutions politiques et de terrain.

700 projets internationaux dans 70 pays / 15000 bénévoles / 2,4 millions de bénéficiaires

mercredi 17 février 2021

Florence de Soras : Beau et saint Carême au jardin ! - texte du Père François Potez

C’est de ma mère que je tiens cela : il y a deux façons de faire, dans un jardin. Il y a ceux qui sont obsédés par les mauvaises herbes. Ils passent leur temps à essayer de les éradiquer. Au bout du compte, les meilleurs obtiennent un jardin impeccable – et ils en sont très fiers. Tout est au cordeau, sans une herbe sauvage. Mais il n’y a pas une fleur : ils n’ont pas eu le temps de s’en occuper.

Et puis il y a ceux qui sont passionnés de fleurs. Ils passent leur vie à les soigner. Au passage, ils arrachent une mauvaise herbe, bien sûr. Mais ils n’en font pas une affaire : ce qui les intéresse, c’est de faire fleurir les massifs et de faire porter du fruit aux arbres du jardin. Et au bout du compte, il y a tellement de fleurs qu’il n’y a plus de place pour les mauvaises herbes.

J’en ai assez de ces carêmes qui ne servent à rien. Tout y est négatif : on passe la première moitié du carême à détecter son défaut dominant (vous ne le savez pas encore, depuis le temps ?), et l’autre moitié à essayer de l’éradiquer. Peine perdue : nous mourrons tous avec notre défaut dominant ! Les défauts ne diminuent pas avec l’âge, ils augmentent. Heureusement, c’est la même chose pour les qualités. À savoir, donc, si les qualités vont croître plus vite que les défauts, voilà la vraie question… C’est une affaire de tactique et de regard. « Il y a un temps pour arracher et un temps pour planter », dit Qohéleth (Qo 3,2), mais le plus important, c'est la récolte ! « C’est moi qui vous ai choisis et établis, dit Jésus, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Jn 15,16).

Je voudrais donc vous proposer un carême dans les fleurs… Oh, bien sûr, il y a un peu de nettoyage à faire ! Il faut le faire de bon cœur, et joyeusement. Mais il faut surtout se rappeler que le but n’est pas d’avoir un jardin bien propre, mais un jardin bien fleuri ! On le voit à l’avance, on l’imagine, on en rêve. Il faut se lancer dans le carême les yeux et le cœur fixés sur l’alléluia pascal : comment vais-je le chanter cette année ?

Jeûner, c’est tailler. Pourquoi taille-t-on un rosier ? Pour trois raisons : la taille stimule et ravigote ; elle domestique la plante et lui donne une jolie forme ; et enfin, elle lui garantit une bonne santé en lui redonnant de l’air et de la lumière. Il faut y aller généreusement avec les plus forts, et tout doucement avec les plus fragiles.

Prier, c’est soigner, nourrir la terre, donner de l’engrais, mettre un tuteur à ce rosier encore fragile, accrocher à un fil la branche indisciplinée de ce rosier grimpant… Il faut y passer du temps. Une heure le dimanche ne suffit pas : il faut aller au jardin dès qu’on a un moment. Un peu tous les jours : le jardinier passionné voudrait y passer sa vie !

Mais surtout, surtout, il faut de la gratuité, de la générosité. Ça, c’est l’aumône : on donne des fleurs et des fruits à tout le monde, largement, sans compter. Chez ma mère, il y avait toujours un bouquet dans la chambre, même quand on ne venait que pour une nuit. Même en hiver. Et s’il n’y a plus de fleur, il y a toujours un sourire à donner.

Au travail, donc ! Quelles sont les fleurs que je vais cultiver pendant ce carême ? Quelles sont les qualités, les talents que Dieu m’a donnés et dont il attend de beaux fruits ?

Pour ce qui est de la taille, à chacun de voir : on a l’embarras du choix, dans ces vies trop encombrées. La prière, l’aumône ? La paroisse a un large choix de propositions pour ceux qui se demandent où et quoi. Des déchets à porter au fumier ? le prêtre est là et vous attend pour le sacrement de la réconciliation. Quant au sourire, pas besoin de conseil : tout est permis, et même recommandé !

Ah, je sais ! Je m’adresse à des parisiens qui n’ont pas tous la chance d’avoir un jardin… Alors j’ai une proposition à vous faire : chaque cellule paroissiale d’évangélisation est un beau jardin. Ils sont tous différents, à chacun son originalité. On n’y est pas trop regardant pour les mauvaises herbes, et on y soigne les fleurs avec humilité, grande joie et vraie délicatesse. Et si on allait y faire un petit stage pendant le carême ? Les portes en sont grandes ouvertes et je vous le promets, vous ne le regretterez pas !

De tout cœur, je vous souhaite un beau et saint carême, au jardin ! 

Père François POTEZ

vendredi 15 janvier 2021

SEMAINE DE L'UNITE DES CHRETIENS : Réflexions bibliques et prières pour les « huit jours »

 


Florence de Soras : message de l'Antenne Sociale de Lyon à propos de la vaccination

Bonjour,

Pour celles et ceux qui seraient encore un peu réfractaires à la vaccination !

Dans sa Newsletter aux acteurs pastoraux du 12 janvier, le diocèse de Lyon dit « l'ardente obligation de la vaccination » (voir ci-dessous) et le Vatican en affirme « le rôle essentiel pour vaincre la pandémie, non seulement pour la santé individuelle, mais aussi pour protéger la santé de tous ». Dans une interview dimanche 10 janvier sur Canal 5, le pape François incite directement à se faire vacciner, ce qu'il vient de faire avec Benoit XVI.

Antenne Sociale de Lyon

Diocèse de Lyon

Covid 19. La vaccination une ardente obligation ?

C'est dans l'espérance que beaucoup attendent la fin de la crise sanitaire. L'arrivée des vaccins est un des moyens déterminants pour aller de l'avant.

Agir est urgent et la Commission Covid-19, créée par le Pape François, le souligne dans une note publiée le 29 décembre 2020 : « Le Covid-19 est en train d’intensifier une triple menace de crises simultanées et interconnectées au niveau sanitaire, économique et écologico-sociale, avec de graves répercussions sur les plus pauvres et les plus vulnérables ».

Et la Commission d'indiquer que les vaccins sont un outil essentiel pour vaincre la pandémie. En effet nous vivons dans une interdépendance entre « santé personnelle » pour laquelle nous avons une responsabilité personnelle et « santé publique » qui nous renvoie à la communauté de destin que nous sommes appelés à réussir.

Bien sûr devant l'accélération des événements autour de cette vaccination les questions ne sont pas illégitimes, mais on ne peut pas souscrire à des discours de fragilisation de la vaccination pas plus qu'à la large campagne de refus, voire de dénigrement. La Commission du Vatican ajoute que le refus du vaccin ne peut pas être considéré comme une « position prophétique », même sur l’argument des recherches issues de fœtus avortés, car « un tel refus pourrait augmenter sérieusement les risques pour la santé publique».

Nous sommes là dans le champ de l’éthique et donc des enjeux de cette vaccination. Il semble bienvenu de dire que la vaccination est une opportunité pour la protection de santé de chacun et un geste de solidarité avec tous. Le pape François, qui va se faire vacciner, a déclaré « Je crois que, d’un point de vie éthique, tout le monde doit se faire vacciner, c’est un choix éthique, parce qu’on met en danger sa santé, sa vie, mais aussi la vie des autres ». On peut aussi entendre la Congrégation pour la doctrine de la foi qui parle de « vaccins pertinents et nécessaires. »

On peut ajouter un argument relevant du droit, en France, qui permet de dire que refuser la vaccination est une « mise en danger d’autrui », au titre du Code pénal en son article 223-1.

Si le caractère non obligatoire de la vaccination que lui a donné le gouvernement, pour nous chrétiens cette liberté doit être pensée en lien avec notre responsabilité collective au titre du bien commun, de la solidarité et de la fraternité mise en lumière une nouvelle fois par le pape François dans son encyclique Fratelli tutti.

Enfin pour l’Église et pour les chrétiens la vie vaut défense dans tous ses aspects et tous ses états. Bien des chrétiens sont présents aux aléas de la vie en ces débuts, aux incertitudes de la vie des familles, du travail, à la fragilité de la fin de vie. La vaccination devient ainsi une chance dans ce combat pour la vie.

Le préfet du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, le cardinal Peter Turkson, a exprimé sa gratitude « à la communauté scientifique pour avoir développé le vaccin dans des temps records ». « C'est maintenant à nous de garantir qu'il soit disponible pour tous, spécialement pour les plus vulnérables. C'est une question de justice », a-t-il ajouté. « Nous devons démontrer, une fois pour toutes, que nous sommes une unique famille humaine. »

Alors oui, la vaccination une ardente obligation !

Synthèse des résultats de la commission Covid 19 créée par le pape – à partir des documents disponibles en ligne : 

https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-12/document-vaccin-commission-covidacademie-vie.html 

http://www.humandevelopment.va/content/dam/sviluppoumano/news/Vaccine%20IT%20EN%20ES%20-%20Paper%20DSSUI-PAV_dec%202020.pdf

https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20201221_nota-vaccini-anticovid_en.html

mercredi 30 décembre 2020

retour sur quelques SIGNES DE FRATERNITES sur la paroisse

 Vivre en fraternité au béguinage St Damien :





à la Chardonnière :


les familles du kt avec des inconnus :

Une quinzaine de boîtes ont été récoltées et ont rejoint celles des personnes de notre commune et communes alentour. Les boîtes ont été confiées à plusieurs associations qui font des maraudes et distribuées dans les foyers et refuges. 


jeudi 10 décembre 2020

Père Gilbert Brun : "Attendre, pour mieux apprivoiser l’inattendu" de Marion Muller-Collard

 Attendre, pour mieux apprivoiser l’inattendu

Marion Muller-Collard    La Vie 26/11-02/12 2020


Elisabeth d’abord, Marie Ensuite. Aucune d’elles ne s’attendait à attendre. L’une est trop vieille, l’autre trop jeune. Elles ne sont pas seules ces femmes. A leurs côtés, des hommes qui, comme elles, ignorent être en gestation. L’attente est quelque chose que nous ignorons souvent, tout occupés que nous sommes à tenter, en vain, de forcer demain. Elle est trop vaste, l’attente, trop immense, elle nous donne le vertige devant tous les possibles, alors nous la réduisons au programme. Le programme de Zacharie, ce jour-là : honorer sa charge de prêtre, tiré au sort pour offrir le parfum à l’intérieur du temple de Jérusalem.
 
Zacharie se trouve dans la « matrice du Temple » lorsqu’un ange lui apprend l’inattendu. Elisabeth est enceinte. Ils ont passé l’âge, ils croyaient Elisabeth stérile. Aussi ce que dit l’Ange est incroyable- mais si ce n’est pas pour l’incroyable, pourquoi aurions-nous besoin des anges ? Zacharie balbutie : « A quoi reconnaîtrai-je cela ? Car je suis vieux et ma femme est d’un âge avancé. » Frappé d’incrédulité, il sera ensuite frappé de mutisme. Le mutisme sera l’abri de son attente. L’ange prend acte de notre incapacité à dire l’inouï, à réviser de fond en comble ce que nous tenons pour sûr. Tu sauras que c’est vrai, puisque tu n’auras pas les mots pour le dire. Le silence est la couvade de Zacharie. Elisabeth, elle, grossit d’inattendu.
 
Marie attend des fiançailles. Dans un état d’esprit dont nous ignorons tout (a-t-elle seulement déjà vu Joseph ? S’agit-il d’une de ces unions arrangées dont elle peut espérer le meilleur comme redouter le pire ? Joseph est-il un de ces vieux garçons incasables ou un jeune homme plutôt charmant que les autres filles lui envient ?) Ce qu’attend Marie avec impatience, crainte, indifférence, désir ou dégoût, c’est un époux. Mais l’inattendu frappe sur sa maison comme il a frappé, quelques mois plus tôt, le foyer de sa lointaine cousine. Comme Zacharie elle est « troublée »… Il n’en demeure pas moins que Marie acquiesce. Ce « oui » est une folie encore plus grande que l’annonce : elle se condamne - à mort selon la loi  aux yeux de son fiancé et aux yeux du peuple auquel elle appartient. Accueillir l’incroyable dans un face à face avec l’ange, c’est une chose. Convaincre la communauté humaine de cet incroyable en est une autre. Mais ce travail- là n’est pas le sien. Elle va retrouver cette cousine frappée aussi d’une grossesse inattendue. Reconnaissance des entrailles, les inattendus se lient…
 
Arrive la première naissance…On s’attend à ce que Zacharie accouche enfin de mots. « Tu ne pourras pas parler jusqu’au jour où cela se produira » avait prédit l’ange. Mais l’enfant naît et Zacharie reste muet : car l’inattendu n’en a pas fini pour autant. Zacharie retrouvera la parole lorsqu’il aura écrit le nom de ce fils…Il doit s’appeler Zacharie comme son père. Voilà ce qui est attendu. « Jean est son nom » inscrit Zacharie. Alors qu’il consent à sortir du rang, sortir du sang, alors qu’il admet que l’arrivée de cet inattendu ne met pas un terme à l’attente mais la creuse encore davantage, alors là, oui, sa langue se délie. « Il n’y a dans ta parenté personne qui soit appelé par ce nom » soupire le cercle de famille. Ils n’ont pas encore compris qu’il faut laisser venir au monde l’inédit. Et nous l’avons-nous admis ? Jean signifie : « Dieu fait grâce ».
 
Parmi les grâces faites à Marie, son époux. A l’inconcevable, Joseph dit « oui ». C’est peu de dire qu’il n’a pas l’égo encombrant. Dans cette affaire, il hérite de la menace, privé de l’orgueil paternel de voir en l’enfant son fils. Sa couvade : l’inquiétude…
Alors, lorsqu’il naîtra, c’est au risque que naîtront Joseph et Marie, et nous tous avec eux. Ce risque pris par Dieu de dépendre de notre capacité à accueillir l’inattendu, à le protéger et le laisse bousculer nos programmes.
 
Ce que l’Avent nous raconte, c’est qu’avec Zacharie, Elisabeth, Joseph et Marie nous sommes enceints. Nous attendons et nous ne savons jamais à quoi nous attendre…Arrive toujours autre chose que ce que nous attendions, arrive toujours quelqu’un d’autre…La foi n’est peut-être rien d’autre que notre capacité à naître au risque pour attendre. Nous n’aurons jamais fini d’attendre un sauveur qui n’aura jamais fini de déjouer nos attentes. La façon dont il vient nous replonge à la fois dans la précarité et la profondeur de nos vies. N’attendons pas d’être à l’abri de tout danger pour être pleinement vivants, sans quoi nous sommes déjà morts, ou bien plutôt pas encore nés.